Le plan de sauvetage Européen est l’illustration même du libéralisme à la solde du capital: privatiser les profits et socialiser les pertes; On nous parle de dette abyssale de l’état grec, de déficit public, de mauvaise gestion , de dépenses publiques exagérées. A cela, la seule réponse imposée par les marchés et l’Europe semble simple: il faut que la Grèce adopte un plan d’austérité: allongement de l’âge de départ à la retraite, suppression de fonctionnaires, privatisation de services publics, baisse des pensions de retraites, baisse des salaires, augmentation de la TVA, des lois permettant de faciliter les licenciements dans le privé… Au passage, imposer ces mesures à la Grèce permettra de les semer également dans les autres pays européens et justifiera la politique ultra libéral de Sarkozy. Braves gens dormez tranquille, en France nous n’en serons pas là si nous acceptons les mêmes mesures mais en version allégée. La version lourde n’étant pour l’instant préconisée que pour les PIGS (Portugal, Irlande et Grèce).
Si la Grèce accepte d’alourdir son plan d’austérité, l’Europe consentira un échange des titres d’emprunts de la dette grecque contre des obligations européennes. Ainsi, les banques et les investisseurs privés, notamment les hedge funds, qui ont prêté à la Grèce moyennant des taux proches de l’usure, pourront récupérer leur mise et les intérêts colossaux qui vont avec. Pourtant qui est le véritable responsable: le banquier ou l’emprunteur. En matière de surendettement, généralement la faute est plutôt imputable au banquier.
Imposer seulement un plan d’austérité à la Grèce sans s’attaquer au système financier est parfaitement injuste car il fera payer les plus modestes d’entre nous et ne résout rien. En effet, l’origine de la crise est avant tout un dérèglement des marchés financiers qu’il faudrait restructurer. De plus, si aujourd’hui le Grèce ne peut plus emprunter et même rembourser les intérêts d’emprunts, c’est tout simplement parce que les banques spéculent contre la dette grecque à travers les produits dérivés appelés les CDS (crédits default swap). Les banques ont achetés massivement des CDS et gagnent encore plus d’argent à chaque fois que les taux d’emprunt de l’Etat Grec montent ou encore mieux si la Grèce est en défaut de paiement. Pourtant, ces mêmes banques avaient été sauvées de la faillite par les Etats il y a si peu de temps.
Nous ne pouvons plus accepter cette ultra-financiarisation du monde. Nous avons subi les produits dérivés sur les prêts immobiliers qui sont à l’origine d’un crise immobilière sans précédent aux USA et a entraîné la faillite de citoyens moyens. Nous avons découvert également que de nombreuses collectivités territoriales risquent de se retrouver en défaut de paiement car elles ont souscrit des prêts « toxiques » construits à partir de produits dérivés. Aujourd’hui, nos Etats sont dépendants des agences de notations et des cours de CDS, produits dérivés hautement spéculatifs. De même, nos entreprises ne sont plus guidées par des ingénieurs mais des financiers. Si on regarde les comptes de résultat des entreprise du CAC 40, la marge ne résulte pas de la valeur ajoutée mais des produits financiers. La liste des exemples est longue démontrant la financiarisation de notre économie et son impact négatif pour la population. Pour arrêter cette course en avant vers toujours plus de spéculation nous devons changer profondément les marchés financiers, les banques et l’administration des entreprises. Nous avons beaucoup de bons candidat(e)s aux primaires du PS et je souhaite qu’ils nous apportent des réponses innovantes et fondatrices pour un vrai changement.
Jean-Philippe VIGNERON
Edito de février 2012
Jean-Philippe VIGNERON
Secrétaire de la section 308
Marseille huitième arrondissement
Conseiller fédéral du parti socialiste
06.11.72.60.65
François Hollande développe son programme avec ses soixante propositions tout en ne se laissant pas distraire pas les invectives et injures du candidat sortant Sarkozy. Notre candidat sera d’ailleurs à Marseille pour un meeting au Dôme le 14 mars à 18h30. Oui le changement est en route et nous l’attendons avec impatience. Enfin, nous pourrons mettre fin une politique qui s’était éloignée du peuple et qui était entièrement en faveur des grandes fortunes. Tous nos vœux accompagnent notre candidat pour une France où l’Etat est impartial, équitable et les élus intègres. Nous voulons un pays qui réimplante son industrie, augmente l’emploi et retrouve le chemin de la croissance. Un pays où les services publics n’abdiquent plus devant le privé. Un pays où les salaires sont décents, les plus bas comme les plus hauts. Un pays où l’ascenseur social n’est pas en panne. Un pays où le logement ne représente pas plus de 25% du salaire. Un pays où les personnes en difficultés, les chômeurs ne sont systématiquement stigmatisés mais plutôt réintégrés dans la société.
Ce pays c’est la France de François Hollande et nous pouvons y parvenir ensemble dès les 22 avril et 6 mai 2012.
http://francoishollande.fr/
Jean-Philippe VIGNERON
Les rubriques du blog Laïcité - Environnement - Féminisme - Europe
vendredi 22 juillet 2011
La crise grecque: à l’heure du mauvais choix…
Publié par
Jean Philippe
à
00:35
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire