Réforme de la dépendance : un contrat de dupe…
Lors de son discours de politique générale du 16 novembre dernier, Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il s’intéressait à la « dignité des vieux ». Il propose de créer un cinquième risque au sein de la sécurité sociale aux côtés de la maladie, des accidents du travail, de la famille et de la vieillesse. Seulement ce qu’il n’avoue pas encore aux français, c’est qu’il veut sortir de la solidarité nationale le risque de la dépendance pour le confier aux assureurs privés.
Aujourd’hui, 1,2 millions de personnes (des plus de 60 ans) touchent l’APA (aide personnalisée d’autonomie) avec une prestation mensuelle de 535 à 1235 euros (sans condition de ressources) selon le type de dépendance. Ainsi, comme pour les retraites, le gouvernement nous expliquera que le vieillissement de la population est en croissance perpétuelle avec une prévision de 11,9 millions de personnes de plus de 75 ans en France en 2060. De ce fait, le gouvernement, après une pseudo-concertation, nous sortira le projet qui est déjà tout ficelé avec les grands groupes privés d’assurances. L’équation du gouvernement, qui filtre déjà, est simple, avec une cotisation de 30 euros par mois, on peut dégager une rente d’environ 500 euros. En une phrase, il ne faudra plus compter, comme actuellement, sur la solidarité nationale mais que les français s’orientent vers des contrats privés qui, de surcroît, risquent d’être obligatoires. Ce funeste projet de loi nous sera présenté avant l’été 2011 pour permettre le vote à l’automne 2011 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Encore une loi, comme celle des retraites, que les socialistes devra au minimum amender en 2012…
Jean-Philippe VIGNERON
Edito de février 2012
Jean-Philippe VIGNERON
Secrétaire de la section 308
Marseille huitième arrondissement
Conseiller fédéral du parti socialiste
06.11.72.60.65
François Hollande développe son programme avec ses soixante propositions tout en ne se laissant pas distraire pas les invectives et injures du candidat sortant Sarkozy. Notre candidat sera d’ailleurs à Marseille pour un meeting au Dôme le 14 mars à 18h30. Oui le changement est en route et nous l’attendons avec impatience. Enfin, nous pourrons mettre fin une politique qui s’était éloignée du peuple et qui était entièrement en faveur des grandes fortunes. Tous nos vœux accompagnent notre candidat pour une France où l’Etat est impartial, équitable et les élus intègres. Nous voulons un pays qui réimplante son industrie, augmente l’emploi et retrouve le chemin de la croissance. Un pays où les services publics n’abdiquent plus devant le privé. Un pays où les salaires sont décents, les plus bas comme les plus hauts. Un pays où l’ascenseur social n’est pas en panne. Un pays où le logement ne représente pas plus de 25% du salaire. Un pays où les personnes en difficultés, les chômeurs ne sont systématiquement stigmatisés mais plutôt réintégrés dans la société.
Ce pays c’est la France de François Hollande et nous pouvons y parvenir ensemble dès les 22 avril et 6 mai 2012.
http://francoishollande.fr/
Jean-Philippe VIGNERON
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lundi 13 décembre 2010
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Edito novembre 2010:
En attendant 2012, La France devra supporter un gouvernement du passé pour un homme du passé.
Après les mouvements sociaux de cet automne, on pouvait s’attendre à une nouvelle orientation de la part de Sarkozy. Au contraire, Sarkozy a concoctés une équipe dure de campagne avec principalement des ministres RPR sortis du placard. Si « Woerth-Bettencourt » sort du gouvernement, c’est pour faire rentrer Juppé, l’homme des affaires judiciaires de l’appartement de son fils Laurent et des emplois fictifs. Même les bordelais ne comprennent pas qu’il revienne en course. De plus, la sortie de Woerth apparait comme un aveu de conflits d’intérêts.
« La confirmation de M. Fillon, c'est une fin de non-recevoir adressée par le président de la République aux Français, c'est le choix finalement de continuer à gouverner contre eux. La reconduction de M. Fillon, c'est la poursuite d'une politique économique et sociale qui nous amène à rester dans la crise quand d'autres pays s'en sortent et à accroître les difficultés des Français. Ce remaniement, c'est le renforcement de mainmise de l'UMP-RPR sur tous les leviers du pouvoir. Exit l'ouverture, exit le centre. Aujourd'hui, c'est la droite dure qui se replie sur le noyau dur de l'UMP-RPR », déplore Martine Aubry, Première Secrétaire du PS.
Jean-Philippe VIGNERON
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