Edito de février 2012




Jean-Philippe VIGNERON
Secrétaire de la section 308
Marseille huitième arrondissement
Conseiller fédéral du parti socialiste
06.11.72.60.65

François Hollande développe son programme avec ses soixante propositions tout en ne se laissant pas distraire pas les invectives et injures du candidat sortant Sarkozy. Notre candidat sera d’ailleurs à Marseille pour un meeting au Dôme le 14 mars à 18h30. Oui le changement est en route et nous l’attendons avec impatience. Enfin, nous pourrons mettre fin une politique qui s’était éloignée du peuple et qui était entièrement en faveur des grandes fortunes. Tous nos vœux accompagnent notre candidat pour une France où l’Etat est impartial, équitable et les élus intègres. Nous voulons un pays qui réimplante son industrie, augmente l’emploi et retrouve le chemin de la croissance. Un pays où les services publics n’abdiquent plus devant le privé. Un pays où les salaires sont décents, les plus bas comme les plus hauts. Un pays où l’ascenseur social n’est pas en panne. Un pays où le logement ne représente pas plus de 25% du salaire. Un pays où les personnes en difficultés, les chômeurs ne sont systématiquement stigmatisés mais plutôt réintégrés dans la société.

Ce pays c’est la France de François Hollande et nous pouvons y parvenir ensemble dès les 22 avril et 6 mai 2012.

http://francoishollande.fr/

Jean-Philippe VIGNERON

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mardi 5 octobre 2010

L’élu local au service de l’intérêt général ?

Les partis politiques organisent des débats politiques et arrêtent des programmes avant chaque élection. Une fois élu, on constate que le programme est souvent oublié et que les décisions sont prises en raison d’autres contingences qui permettent de justifier le revirement. L’élu a la légitimité démocratique et donc pense qu’il peut tout décider seul sans se préoccuper de la légitimité d’action. Un tel comportement, finalement anti démocratique, explique sans doute le rejet de la politique de nos concitoyens et en particulier des jeunes. Au niveau local, c’est encore plus flagrant car les marges de manœuvre sont étroites. En effet, une fois au pouvoir, 99% des décisions prises par les élus locaux ne relèvent pas de l’idéologie du parti mais sont des décisions de gestionnaire. Aussi, il est curieux de voir que les programmes de nos élus oublient ce qui devrait au cœur même du débat à savoir l’intérêt général. Quand on décide de créer une ligne de tramway ou l’extension d’un métro, seul l’intérêt général devrait commander la décision de l’élu et non pas le clientélisme ou les lobbys. Bien entendu, les français élisent les élus démocratiquement, mais cela ne donne plus pour autant aux élus une légitimité d’action. La légitimité d’action pourrait pourtant être donnée par la démocratie participative. Cela veut dire que quand il n’est pas évident de démontrer qu’une décision a été prise au nom de l’intérêt général, dans ce cas, il faut co-construire la décision après débat et participation des citoyens (forum, jury de citoyens, concertation,..). Aujourd’hui quand je vois s’accumuler d’une part les affaires démontrant les conflits d’intérêts (affaire Woerth par exemple…) et d’autre part des décisions prises de manière autoritaires par un seul homme au nom de la légitimité démocratique (les retraites, la réforme de collectivités territoriales, la réforme de la justice…), je souhaite proposer une autre vision de la vie politique plus respectueuse des citoyens et porteuse d’une valeur fondamentale, à savoir l’intérêt général.
Demain, peut-on encore imaginer se faire élire localement au nom d’un programme national alors que l’élu local n’a pas la possibilité d’agir sur les lois nationales. Dire le contraire serait tromper les électeurs. En revanche, notre parti peut favorablement se différencier des autres en mettant en valeur deux idées fondamentales, à savoir la défense de l’intérêt général et la démocratie participative pour toute question complexe. En plus, nous aurions intérêt également, puisque cela correspond parfaitement à nos valeurs, à vérifier que nous ne sommes jamais coupable de conflits d’intérêts. En effet, quand on regarde le parti présidentiel de Nicolas Sarkozy, toutes les décisions du « super » président ont pour seul légitimité son élection de 2007 et ne sont pas le fruit d’un débat démocratique. Aussi, il ne s’agit plus seulement de proposer un contre projet au pouvoir en place mais de porter le débat sur les légitimités. Au nom de l’intérêt général, de la démocratie participative et des conflits d’intérêts manifestes, le pouvoir en place n’a plus de légitimité d’action. Cependant, ne faisons pas la même erreur que Sarkozy en mettant en avant uniquement le programme car si nous revenons aux affaires il sera bien difficile de réaliser un programme sans légitimité post-électorale. Cette légitimité est fragile si on oublie son carburant qui est la démocratie participative. Nos élus et nos instances doivent s’en convaincre, réfléchir au meilleur moyen pour que chaque décision soit prise au nom de l’intérêt général et veiller à ne pas se retrouver en situation de conflits d’intérêts.
L’intérêt général, ce n’est pas la somme des intérêts particuliers (définition du XIXième siècle) mais une décision qui transcende cette somme. Aussi, transcender les intérêts particuliers, c’est mettre fin au clientélisme sans pour autant perdre les élections. Bien au contraire, cette nouvelle façon de penser et de faire de la politique s’inscrira dans une relation beaucoup plus durable avec nos électeurs.
Si je devais un jour me présenter devant les électeurs du huitième arrondissement face à D.TIAN, ce que je mettrais en avant ce sont les valeurs du parti socialiste et un programme simple centré sur l’intérêt général comme clefs de voute pour chaque décision ou action. Cet engagement est simple. Pourtant, au regard de la pratique de gestion de l’arrondissement des élus de l’UMP, cela permettrait d’en finir avec le clientélisme sans parler du reste… Ainsi, nous pourrions véritablement nous réjouir à l’annonce du projet du grand stade vélodrome sans craindre qu’encore une fois il s’agit de faire travailler des amis politiques dans le cadre d’un montage financier complexe qui échappe au code des marchés publics. Aveuglé par notre envie légitime d’avoir un stade plus grand et plus beau, nous en oublions le prix à payer. L’addition sera d’autant plus lourde qu’il sera demandé aux Marseillais de rembourser l’emprunt pendant plusieurs décennies… La concertation sur un tel sujet aurait mérité plus que quelques jours de pseudo concertation organisée à la va-vite en plein été…
Jean-Philippe VIGNERON